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3ème édition
Sommaire de la 4ème édition
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Dossier:
LES COULISSES DE LA PRESSE ECRITE
Notre visite au Jir était organisée autour de deux axes
d'études: tout d'abord le côté rédaction du
journal, suivi de la partie technique de sa réalisation. Nous avons
par ailleurs appris beaucoup sur le métier de journaliste et sa
déontologie grâce à plusieurs entretiens avec des
professionnels. Inutile de vous dire que derrière l'apparente banalité
de « l'objet » journal se cache l'extraordinaire complexité
d'un dilemme entre « l'œuvre » et « le produit
» journal.
Le 12 février dernier, nous avons eu la chance, journalistes en
herbe que nous sommes, de visiter les "coulisses" du Jir. Une
visite qui s'est avérée très intéressante.
A notre arrivée, nous avons été accueillis par M.
Florent Corée, journaliste économique, qui nous a brièvement
fait l'ébauche du métier de journaliste.
Etre ou ne pas être... journaliste
Selon M. Coré, ce métier consiste tout d'abord à
débusquer l'information où qu'elle soit, puis d'en retirer
l'essentiel et de l'analyser. Suite à ce traitement, un journaliste
digne de ce nom a pour mission de restituer cette information au lecteur.
Mais, toujours selon notre intervenant, le journaliste ne peut en aucun
cas prendre position ou donner son opinion lorsqu'il s'agit de politique.
En fait, le journaliste doit être un simple observateur de la vie
politique, économique et sociale. C'est pourquoi il est souvent
contraint - déontologie oblige -de censurer des passages de ses
articles qui pourraient être jugés "subjectifs".
Objectivité et impartialité
Ainsi, on peut déduire que la principale qualité, et par
la même la plus grosse contrainte du journaliste est l'objectivité
de ses propos. Neutralité et impartialité sont donc les
maîtres mots. Sa mission est d'amener le lecteur à se faire
sa propre idée sur le sujet traité. Bien sûr, il peut
faire part de ses opinions à travers l'éditorial, lancer
des "coups de gueule" ou critiquer des hommes politiques, façon
Jacques Tillier dans le Jir. Toutefois, la Charte du journalisme (qui
correspond aux Commandements du journaliste) ne l'autorise pas à
divulguer l'identité des personnes impliquées dans une affaire
privée, ni à publier des informations non vérifiées,
sous peine d'être accusé de diffamation. En clair, le journaliste
doit amener le lecteur à réfléchir et non le faire
à sa place...
Le journal est-il un produit ?
La réponse est « oui » selon M. Coré. De nos
jours, tout s'accélère et gravite autour de la notion de
profit. « L'information, ça va, ça vient, nous dit-il.
Une information en chasse une autre. » L'objet d'art « journal
» est un vieux mythe qui n' a plus de raison d'être dans nos
sociétés pressées, et à la recherche d'une
actualité vite consommée et aussitôt oubliée.
C.R ; L.T ; G.G
Coté technique...
De la maquette aux plaques
Après la rédaction les articles passent par les mains du
maquettiste qui s'occupe alors de la disposition des textes, photos, ..la
disposition des articles peut changer à tout moment avec les divers
événements qui pourraient monopoliser la une, par exemple.
Pour éviter d'avoir à décaler tous les articles,
certains articles, comme l'info de l'océan indien, peuvent être
supprimés à tout instant pour laisser place à un
fait divers imprévu. Une fois la disposition terminée les
articles passent à la flasheuse. C'est une sorte d'imprimante,
qui imprime sur transparent et couleur par couleur des groupes de 4 pages.
Ainsi à 4 faces vont correspondre 4 transparents, un pour le noir,
l'autre le jaune, puis le cyan, et pour finir le magenta. On passe ensuite
les transparents dans l'insoleuse. Cette autre machine projette des rayons
UV sur le transparent, qu'on a placé sur une plaque de métal.
Tout se passe COHUE pour la fabrication des circuits imprimés :
les ultraviolets traversent uniquement les zones transparentes : ainsi
le transparent est reproduit sur la plaque. la développeuse achève
la préparation.
Une fois les plaques terminées on les fixe sur les rouleaux de
la rotative (4 pour les pages en couleur, 2 sinon). Les plaques sont légèrement
en relief, ce qui permet l'impression.
Des plaques au journal !
La rotative est constituée de plusieurs séries de 4 ou 2
rouleaux, un par couleur. Une série correspond à un groupe
de 4 pages. Une fois toutes les plaques installées, on démarre
la machine : les rouleaux tournent et impriment le journal. Toutes les
pages vont vers la plieuse qui les rassemble puis les plie.
Notons que les machines de la rotative, achetées d'occasion, ont
coûté de 15 à 20 millions de francs.
Les premiers exemplaires sont en général illisibles, car
il faut d'abord régler les machines, c'est à dire aligner
les couleurs. En effet il ne doit pas y avoir de décalage. Ainsi
pas moins de 1500 exemplaires «de gâche » sont jetés
chaque jour.
Pour contrôler les décalages de couleur, un système
a été instauré : chaque rouleau imprime une croix
en haut de chaque page. Les techniciens doivent régler les machines
de manière à ce que les croix de couleur noire, jaune, magenta
et cyan se superposent ; vous pouvez voir ces croix dans un journal en
l'ouvrant à la partie centrale : en haut de la page, dans le pli,
une croix est visible. Une impression ne se passe pas toujours sans problèmes
: des accidents arrivent aussi parfois : un technicien a déjà
perdu un doigt dans une machine, un autre a même perdu un bras...
Finalement, les exemplaires sont récupérés, triés
sur place, et directement embarqués sur les points de vente.
VP et JH
Clicanoo.com : le site du Journal de l'Ile
Clicanoo, géré par Monsieur Bouteloup, reçoit 12000
visiteurs par jour dont la moitié provient de La Réunion.Le
site a été créé en 1998 et présentait
une nouveauté à l'époque car les journaux en ligne
n'étaient pas nombreux (ils étaient sept selon Mr Bouteloup
). Le site était encore en format html comme l'est celui de notre
journal. Grâce à La Store informatique, le site a été
mis à jour et est maintenant en asp, ce qui facilite la mise en
ligne des articles.
Le site favorise particulièrement la diffusion des dernières
nouvelles car on peut
directement les mettre en ligne. Si par exemple un fait divers a lieu
pendant la nuit
après l'impression, alors que le journal papier ne pourra en parler
que dans l'édition du
lendemain, le site fournira tout de suite l'information. Le site est aussi
très utile pour
suivre l'évolution d'un cyclone.
M.F et D.M
Compte rendu de la sortie du
jeudi 12 février 2004
Par une fin de jeudi après-midi pluvieuse, un groupe d'élèves
appartenant au journal du lycée ainsi que leurs accompagnateurs
(en l'occurrence Mme Pouzieux et M. Rétali ) se rendent en bus
à [agence du Journal de l'Ile à Saint Denis. A peine arrivés,
ils sont pris en charge par un membre du journal, M. Corée. Celui-ci
explique à son public le rôle de chaque journaliste au sein
de I' agence de presse et s'empresse de répondre aux questions
des élèves. Vers 18h20 ils reçoivent la visite de
M. Bouteloup, responsable du site internet Clicanoo, et ils ont même
eu droit à une petite démonstration. Enfin, ils assistent
au débat sur l'organisation de la une du lendemain. L'équipe
de journalistes en herbe poursuit ses activités (ballade, conférence,
et travail personnel) dans la joie et la bonne humeur après un
bon repas. Mais il faut attendre lh30 du matin pour assister à
l'impression du journal et recueillir la première édition
de ce vendredi 13. C'est à 4h qu'ils arrivent devant le lycée
où les attendent leurs parents. Quelques heures de sommeil plus
tard, devant leur ordinateur, ils s'affairaient déjà à
la réalisation de la 4eme édition de Vinc'Ados.news.
E.H.

Ce rêve d'enfant vous l'avez peut-être vous aussi fait, jeunes
intrépides qui aimez l'action, le changement, la découverte
et le contact des gens. Car les principales qualités d'un bon journaliste
sont: son aptitude à communiquer, sa sociabilité, sa curiosité
et son ouverture d'esprit. Après, tout est une question de persuasion
et de perspicacité afin de poser les bonnes questions aux bonnes
personnes et d'obtenir des réponses les plus complètes et
convaincantes que possible !
Mais avant de travailler comme un véritable journaliste, il faut
apprendre le métier. En effet, si la profession était autrefois
accessible au niveau bac (même avant d'ailleurs), de nos jours, il
devient très difficile de décrocher une embauche sans diplôme.
Mais ne vous inquiétez pas, il n'existe pas une seule et unique voie
pour devenir journaliste. Certains parcours sont plus efficaces que d'autres
car plus courts et plus sûrs, c'est indéniable... Mais si la
voie prétendue « royale » qui consiste à passer
le concours de Sciences Po Paris suivi de 5 années d 'études
ne vous branche pas spécialement, un bac +3 ou un séjour de
4 années dans un Institut d'Etudes Politiques (IEP) de province peuvent
tout aussi bien faire de vous un journaliste compétent et ouvert.
L'important est de poursuivre sa formation dans une école de journalisme
telle que l'ESJ (Ecole Supérieure de Journalisme) de Lille ou le
CFPJ (Centre de formation et de perfectionnement des journalistes) de Paris.
Quoi qu'il en soit, le métier de journaliste ne se mesure pas au
prestige de l'école dont vous sortez mais à votre mérite
et à la juste valeur de votre investissement.
Le journalisme est une merveilleuse profession, qui vous demandera certes
des concessions face à votre vie privée, mais cela devient
vite une passion, alors, il n'y a plus à hésiter: votre carte
de presse n'attend plus que vous !!!
G.G.

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