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3ème édition
Sommaire de la 4ème édition
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La vie au lycée
LA DEMOCRATIE N'EST PAS DANGEREUSE
POUR TA SANTE
Détrompez-vous ! Les samedis
22 novembre et 6 décembre 2003, le bahut n'était pas fermé
! Les informations qui suivent sont destinées à ceux qui
n'ont pas daigné sacrifier leur grasse matinée pour s'exprimer
et à ceux qui ont, par convictions, préféré
user les pavés... Notons que si l'absence des premiers est condamnable,
celle des autres n'en demeure pas moins regrettable.... Voici le résumé
de six heures de débat dans notre bahut:
Samedi 22 novembre 2003:
L'ETAT DE L'ECOLE
¦ Durée du débat: 3 heures
- Animateur : M. Cadet, gestionnaire à la retraite
- Nombre et statut des participants: une vingtaine au début puis
la moitié, après le départ anticipé des enseignants
du Snes-FSU,
dont 8 professeurs et 2 élèves.
- Thèmes abordés: le bien fondé du débat,
l'orientation scolaire,
la responsabilité et le rôle de l'école maternelle.
- Conclusions du premier volet:
Suite aux critiques virulentes des enseignants de la FSU concernant la
fourberie de ce débat ainsi qu'à leur départ anticipé,
les participants restants témoignent de leur incompréhension
devant cette "politique de la chaise vide", mais admettent néanmoins
leurs doutes quant aux véritables objectifs des réformes
(s'agit-il d'un souci d'économie budgétaire ou d'amélioration
du système éducatif?).
L'orientation est montrée du doigt puisqu'elle ne répond
pas aux attentes des élèves. Ces derniers se dirigent trop
souvent par hasard ou par dépit dans des filières et rarement
par conviction. Mme Vandaèle, professeur d'EPS: "Les problèmes
d'orientation des élèves font suite à la diversification
des filières".
Il est souligné l'absence de responsabilisation des élèves
dans le système éducatif français. Les élèves
présents attestent que l'école doit être un lieu d'apprentissage
de la citoyenneté. Mme Dariot; "La France rend ses jeunes
irresponsables".
La question du rôle de la maternelle est très controversée.
Est-il préférable pour un enfant de 2 ans de bénéficier
de la présence de sa mère plutôt que de celle d'une
maîtresse. Les effets de sa scolarisation sur son développement
et sa socialisation, sont-ils considérables?
Samedi 6 décembre 2003:
L'AVENIR DE L'ECOLE
- Durée du débat: 3 heures
¦ Animateur : M. Cadet
¦ Nombre et statut des participants: une dizaine dont 5 professeurs,
2 parents d'élèves et 3 élèves.
Thèmes abordés: Définir
les missions de l'école à travers la "culture jeune",
la conciliation entre éducation et instruction, et la préparation
des élèves à la vie active. Chercher comment motiver
et faire travailler efficacement les élèves, en évoquant
notamment le plaisir d'apprendre, la question du redoublement, de l'aide
individualisée et de la charge de travail des élèves.
- Conclusions du second volet:
Les participants au débat reconnaissent qu'il existe un certain
nombre de valeurs et de normes qu'il convient de préciser. Ainsi,
la mode et la "culture jeune" sont tolérées mais
en contrepartie, la décence ne doit pas être outrepassée.
D'autre part, on souligne que l'école doit jongler entre éducation
et instruction afin de compléter et non de se substituer à
l'éducation fournie par les parents.
M. Gérard: "II doit y
avoir une complémentarité indispensable entre l'éducation
des parents et celle fournie par l'école". L'orientation fait
une fois de plus débat et l'on constate les failles de ce domaine
à l'heure où trop d'élèves n'ont pas encore
trouvé leur place dans les filières proposées. On
regrette aussi la dévalorisation croissante des filières
professionnelles.
Pour motiver les élèves, il faut avant tout le dynamisme
et la passion d'un professeur qui enseignerait véritablement par
vocation. Il faut aussi un plus grand suivi des élèves dès
le primaire, une application raisonnée du redoublement afin de
limiter l'échec scolaire.

Saou, 1ère L et Thierry, 1ère ES: "On
est venu participer au débat un peu par curiosité, mais
aussi parce cela nous concerne en tant qu'élèves. Ceux qui
affirment que le débat est inutile doivent donner de bonnes raisons
pour cela, mais c'est vrai que le débat sur l'école est
sûrement une stratégie politique pour que le peuple ne lui
reproche pas de ne pas l'avoir consulté".
G.G.
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